Déclaration du Président

2019 a été une année unique pour la Société, dans la mesure où elle a obtenu l’approbation de ses actionnaires et des régulateurs pour entreprendre un plan d’arrangement dans le but de restructurer son activité. L’objectif visé à travers la restructuration est d’améliorer la croissance de l’entreprise, de repositionner la Société pour une compétitivité accrue, ainsi que d’assurer une augmentation durable de la rentabilité. La mise en oeuvre réussie du plan a abouti à l’acquisition de 100% des actions de la Société par sa société mère sise à Maurice – CRe African Investment Limited – et à la radiation des actions de la Société de la Bourse du Nigeria.

Environnement commercial et opérationnel

L’économie mondiale

L’environnement des affaires devient chaque jour plus difficile. L’économie mondiale a progressé de 3% en 2019, contre une projection initiale de 2,9% et les conditions économiques et financières ont continué à se resserrer, alors que les tensions commerciales restent élevées dans les principales économies en 2019 en raison des préoccupations liées aux retombées négatives du différend commercial prolongé entre les Etats Unis et la Chine, des incertitudes persistantes entourant le Brexit et des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. En raison de ces facteurs, les marchés émergents et les économies en développement ont connu d’importantes tensions sur les marchés financiers et perdu de l’élan dans leurs efforts de reprise.

Vers la fin de l’année 2019, le Fonds monétaire international (“FMI”) a publié ses perspectives économiques pour l’année 2020 et prévu un taux de croissance mondial de 3,4%, reflétant une amélioration attendue des performances économiques dans un certain nombre de marchés émergents en Amérique latine et au Moyen-Orient, une modération de la croissance des investissements dans les principales économies avancées, ainsi qu’une forte croissance dans certains pays d’Afrique subsaharienne qui ne sont pas à forte intensité de ressources. Toutefois, il est à présent peu certain que le taux de croissance prévu soit atteint compte tenu de l’impact attendu de la pandémie de COVID-19 sur l’économie mondiale. Cette pandémie a forcé les gouvernements des principales économies mondiales à imposer un verrouillage de leurs pays , ce qui a entrainé une baisse des voyages internationaux et des déplacements locaux, un effondrement des prix mondiaux des produits de base, en particulier du pétrole, ainsi qu’une perturbation réelle des chaines d’approvisionnement mondiales, paralysant de fait les activités économiques dans le monde entier. Selon l’agence Fitch Rating, le PIB mondial devrait se contracter de 3,9% en 2020 et la récession prévue devrait être deux fois plus grave que celle de 2009. Toute erreur de politique à ce stade aggraverait encore une économie mondiale qui se détériore déjà et il est à espérer que les pays et les gouvernements s’orientent vers une coopération multilatérale plus forte, des objectifs économiques communs et des politiques nationales qui apporteront un soutien opportun et favoriseront une reprise durable au profit de tous.

Les prévisions initiales de stabilité du secteur mondial de la réassurance pour l’année 2020 et les années suivantes, ont été remises en question par l’émergence de la pandémie de COVID-19 et, bien qu’il soit encore difficile de prévoir de manière exacte les effets de cette pandémie, il est certain que les coûts, à court et à long terme en seront considérables.
Chief Ajibola Ogunshola

Président du Conseil d’administration

Economie africaine

En 2019, la reprise en Afrique subsaharienne s’est poursuivie à un rythme plus lent. Selon les Perspectives de l’économie mondiale du FMI, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 3,3% en 2019, contre 3,2% en 2018, soit un rythme nettement plus lent que prévu, en partie en raison des faiblesses des principales économies de la région, à savoir le Nigeria, l’Ethiopie et l’Afrique du Sud. L’année 2020 devrait être une autre année de croissance modeste et le FMI avait prévu un taux de croissance de 3,5% pour 2020-2021; cependant, à la fin mars 2020, le WEO prévoyait une croissance négative de 1,6% pour la région, en raison des réalités économiques mondiales actuelles et de l’impact attendu de la pandémie de COVID-19 sur les économies de la région.

Il faut s’attendre à ce que la chute des prix des matières premières, les effets perturbateurs du confinement, les pertes d’emploi, les conditions financières serrées dans les économies avancées et le surendettement des nations africaines puissent retarder la reprise sur le continent. Dans ce contexte difficile, il est primordial pour les économies en développement d’établir des garde-fous politiques, de jeter des bases solides pour la reprise future, en stimulant le capital humain et en favorisant l’intégration commerciale.

Résultats financiers

Les principales données concernant la performance financière de la Société en 2019 sont exposées dans le message du Directeur général 2019 Annual Report

Réassurance

Bien que l’environnement opérationnel en Afrique subsaharienne reste difficile, le marché de la réassurance continue d’y présenter un potentiel de croissance. La présence continue de sociétés de réassurance sur le marché africain a renforcé la concurrence et la croissance du secteur. La saison des renouvellements en 2019 a été marquée par des hausses de prix, après deux années consécutives de sinistres catastrophiques importants. La tarification continue de s’améliorer et des améliorations ont été apportées au niveau des traités de réassurance, en grande partie grâce à des améliorations plus importantes de la tarification sur les marchés primaires. Toutefois, ces augmentations modérées des tarifs ne se sont pas traduites en rentabilité pour les réassureurs, le secteur continuant à être confronté à des conditions commerciales faibles.

En outre, les prévisions initiales de stabilité du secteur mondial de la réassurance pour l’année 2020 et les années suivantes, ont été remises en question par l’émergence de la pandémie de COVID-19 et, bien qu’il soit encore difficile de prévoir de manière exacte les effets de cette pandémie, il est certain que les coûts, à court et à long terme en seront considérables.

Il faut s’attendre à ce que la pandémie contribue à resserrer la branche d’activité non-Vie du marché, en particulier le risque de catastrophe et ce segment pourrait se retrouver en situation de demande, car les ré/assureurs s’emploieraient à trouver des moyens de mieux protéger leurs bilans en 2020, compte tenu de l’impact prévu sur leur capital et du potentiel de sinistres en cours, du fait de la pandémie.Toutefois, nous ne nous pensons pas que la pandémie entravera nos objectifs commerciaux car nous nous attendons à ce que la Société devienne plus forte, dans cet environnement difficile. Forts de notre bilan, de notre expérience du secteur et de notre engagement sans faille, nous resterons un partenaire fiable pour nos clients. Nous sommes convaincus de pouvoir sortir renforcés de la crise du coronavirus, car nous saurons saisir les opportunités qui se présenteront.

Le marché des assurances au Nigeria

Au Nigeria, le marché des assurances a connu une réelle progression durant les dernières années, même s’il recèle encore des opportunités inexploitées. L’année 2019 lui a été favorable, avec un encaissement de primes brutes (EPB) ayant enregistré une hausse de 12% pour atteindre un montant estimé à 471 milliards de Naira. Les principaux facteurs ayant contribué à la croissance ont été le soutien réglementaire accru, à travers la mise en oeuvre d’initiatives de micro-assurance et de bancassurance, des indices macroéconomiques favorables, le lancement de grands projets dans tout le pays, ainsi qu’une plus grande sensibilisation aux avantages de l’assurance. Malgré la croissance réalisée l’année précédente, d’énormes opportunités encore inexploitées subsistent, ainsi que des défis, mais le rétablissement du cycle budgétaire de janvier-décembre devrait stimuler la planification des affaires et les investissements, tandis que l’effet de la nouvelle loi de finances et d’autres politiques de reconstruction économique visant à relancer les activités économiques, bénéficiera certainement au secteur des assurances en 2020.

La Commission nationale des assurances reste déterminée à renforcer les capacités et à améliorer la résilience du secteur des assurances, comme en témoigne son action en faveur de la recapitalisation du secteur. Cette recapitalisation devrait créer une capacité d’offre pour l’utilisation de contenu local, permettre au secteur de soutenir de grands projets d’infrastructure, restructurer les fondamentaux du marché et repositionner le secteur pour le plus grand bénéfice de toutes les parties prenantes. Nous sommes optimistes quant au respect de l’exigence de capital minimum bien avant l’échéance, qui a été divisée en deux phases en raison de la pandémie de COVID-19.

Immeuble du siège social

La construction de notre siège social ultramoderne a été retardée en raison des mesures de restriction des déplacements liées à la pandémie ; le bâtiment est maintenant terminé et nous avons commencé à mener nos activités à partir du nouveau siège. Le nouveau bâtiment a été conçu dans l’objectif de promouvoir la durabilité de l’environnement, fournir à notre personnel un espace fonctionnel, spacieux et élégant pour travailler et gérer nos opérations, et ainsi accroitre la productivité.

Changements au sein du Conseil

Une gouvernance forte est l’une des clés de notre capacité à réaliser notre vision et à nous développer en toute sécurité. Le Conseil d’administration joue un rôle essentiel dans la bonne gouvernance d’entreprise et nous continuerons à y apporter des ajouts appropriés, en fonction des besoins.

Personnel

Nos employés sont notre plus grand atout pour la réalisation des objectifs de l’entreprise. La Société veille à ce que les bons talents soient pris en compte pour la nomination, ainsi qu’à la diversité et l’inclusion dans son programme de gestion du personnel. Elle s’efforce également de promouvoir l’égalité de chances pour tous les employés afin qu’ils acquièrent les compétences qui leur permettront de fournir les meilleurs résultats, tout en assurant également la sécurité, la santé et la sûreté du personnel. Nos employés sont dévoués et s’efforceront toujours de contribuer de leur mieux à la stabilisation de notre croissance et de nos activités. Leurs réponses exemplaires à l’environnement commercial difficile actuel résultant de la pandémie, sont une réaffirmation de leur engagement à faire de ‘’Continental Re’’ la société préférée du marché.

Perspectives d’avenir

Nous restons fidèles à notre vision de faire de Continental Re le premier réassureur panafricain et continuerons de poursuivre cet objectif avec force et vigueur. Nous restons déterminés à faire en sorte que notre société continue à améliorer tous ses paramètres de mesure des performances. L’impact déstabilisant des réalités actuelles renforce notre motivation et nous sommes confiants d’atteindre notre objectif de performance grâce à toutes les mesures et stratégies qui ont été mises en place. Nous nous attendons à ce que la route soit cahoteuse, mais nous sommes convaincus que nous sommes en bonne position pour profiter des opportunités créées par la situation.

En tant que société, les réalisations que nous avons obtenues jusqu’ici n’auraient pas été possibles sans le soutien, sans la compréhension et la coopération de l’ensemble de nos partenaires. Je remercie les membres du Conseil d’administration pour les orientations qu’ils n’ont cessé de fournir afin d’assurer la bonne marche de la Société. Je remercie également la direction et tous les membres du personnel pour leur engagement et leur dévouement.

TRAVAILLONS ENSEMBLE

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Nous disposons d’une équipe diversifiée d’experts, déployés stratégiquement sur l’ensemble de nos centres de production régionaux.